Le Patrimoine du Couserans | Actualités
921
page,page-id-921,page-template-default,ajax_fade,page_not_loaded,

Actualités

Au Château de Seix

 

3 expositions dans le cadre du Zoom photographique en Couserans

Le Château est ouvert de 14h30 à 18h, tous les week-ends, ponts et jours fériés (sauf 1er mai) ainsi que du mercredi au dimanche pendant les vacances scolaires (zone de Toulouse).

 

8« Effleurer du regard la profondeur », Georges Pacheco

Après une première escale à l’entrée de l’hiver, le photographe Georges Pacheco a posé ses valises en Couserans pour y passer le printemps 2017, dans le cadre d’une résidence de territoire. Des derniers frissons jusqu’à l’orée de l’été, il a arpenté ce petit territoire de 30 000 âmes, niché au creux des Pyrénées. Il a multiplié les rencontres, construit des expériences, creusé des identités, capté des regards. De la verdeur acide de l’adolescence au chavirement du grand âge, mais qui palpite et se tient encore. Des sous-bois jusqu’au sommet des cols de montagne. De l’immémoriale beauté d’un lac jusqu’aux déchaînements des enfants sauvages.  Lui, le portraitiste, il s’est pour la première fois essayé à capturer des fragments de matières et des paysages, mais a aussi embrassé et photographié ce qui fait ce territoire et ceux qui le peuplent. Jusqu’aux vertiges.

L’exposition au Château de Seix – centre d’interprétation du patrimoine du Couserans présente des extraits de la série Effleurer du regard la profondeur à travers des portraits réalisés au restaurant Noste Courtiu à Orgibet ainsi que dans le Bus-Espace Culturel Mobile transformé en studio photo, lors de son itinérance dans les villages du Couserans.

Ces portraits dialoguent avec des extraits de la série Paysages intérieurs captés à l’EHPAD de Castillon-en-Couserans et à l’ACMAD de Saint-Girons, dans laquelle Georges Pacheco a interrogé la mémoire des paysages couserannais auprès de personnes âgées perdant la faculté de se souvenir.

Ces séries sont extraites du livre Je fixerai des vertiges publié par les éditions Photopaper (en consultation au château et à la médiathèque de Seix).

Un projet porté par l’Agence de développement de l’économie culturelle du Couserans, le Bus – espace culturel mobile et la Communauté de Communes Couserans-Pyrénées, dans le cadre d’une Résidence de territoire soutenue par la DRAC Occitanie, le Conseil Départemental de l’Ariège et la Communauté de Communes Couserans-Pyrénées.


Alice leveque« Turbulence », Alice Levêque

« De la lumière à l’obscurité de la nuit, «Turbulence» investit un état, une sensation. La journée, je marche, sans itinéraires, je photographie ce qui m’attire avec mon instantané. L’état vaporeux de mon esprit se fige sur ces films qui peinent à tout dévoiler eux aussi. J’aime ce moment de latence, d’attente : ça marche, ça ne marche pas. Je reprends ma route, une danse qui s’arrête puis reprend au fur et à mesure des rencontres avec ces lieux qui me séduisent. »

 

 

Extrait du carnet de vol de M. Rugammer, pilote de l’Aéropostale, Archives municipales de Toulouse, série "Carnet de vol", ©Christian Sanna/Résidence 1+2, 2017« Carnet de vol », Christian Sanna

Avec la Résidence 1+2, Christian Sanna réalise un carnet de voyages sensible et inédit associant réel et fiction, sur les traces de l’Aéropostale à partir du premier vol Latécoère du 25 décembre 1918 entre Toulouse et Barcelone. « Comme si Christian Sanna cherchait, dans ce dispositif textographique d’affrontement, à éprouver aux commandes de son Hasselblad les sensations de vol de ses héros et mieux nous faire revivre ce qu’évoquait André Gide dans sa célèbre préface à Vol de nuit : « cette drôle d’époque où mourraient les facteurs. » (Dominique Roux)

Ces deux expositions ont été réalisées dans le cadre de la résidence photographique toulousaine 1+2. Le Pôle Culture de la Communauté de Communes Couserans-Pyrénées et le Bus – espace culturel mobile engagent en 2018 un partenariat avec 1+2 pour soutenir et présenter au public la création photographique contemporaine en Couserans.

Extrait du carnet de vol de M. Rugammer, pilote de l’Aéropostale, Archives municipales de Toulouse, série « Carnet de vol », ©Christian Sanna/Résidence 1+2, 2017

 

 

A la Boutique des Colporteurs

divers016

Georges Guyon : un photographe en Couserans à la Belle Epoque

Georges Guyon (1866-1931) fut un industriel reconnu dans le Haut-Couserans à la charnière du 20e siècle : il était directeur de l’usine du Bocard à Oust où l’on fabriquait des pierres à faux et des boîtes de camembert. Mais il fut aussi un photographe passionné qui a documenté de multiples sujets : les sports d’hiver dont il fut l’un des pionniers en Couserans aux environs de 1910, les commerces et lieux de sociabilité de son village de Soueix, l’arrivée du tramway, l’industrie fromagère… L’exposition permet de découvrir quelques-unes des photographies parmi les centaines, réalisées sur plaques de verre, qu’il a léguées à son petit-fils : elle offre un témoignage intime sur la vie en Couserans à la Belle Epoque.

Le musée est ouvert pendant les vacances scolaires (zone de Toulouse), tous les jours de 14h à 18h.