Le Patrimoine du Couserans | Le Couserans
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Le Couserans

La Chaîne du Valier vue depuis le Château de Mirabat, Photo Pauline Chaboussou

Vestiges du Château de Mirabat

Grande vallée des Pyrénées Centrales où coule le Salat, le Couserans offre une mosaïque de paysages, dominés par les 2838 mètres du Mont Valier, le bien nommé « Seigneur du Couserans ». La capitale Saint-Girons est une agréable cité de 7000 habitants qui s’anime avec les saisons, en particulier le samedi matin avec l’un des plus beaux marchés des Pyrénées.

Emprunter un sentier, parcourir un village en Couserans, c’est dérouler le fil d’une histoire très ancienne, et découvrir des témoignages de toutes les époques et styles artistiques.

Les dix-huit vallées qui composent ce petit pays niché entre piémont et hauts sommets, au cœur des Pyrénées, sont habitées depuis fort longtemps. En attestent les traces laissées par la civilisation magdalénienne à la fin de la période glaciaire.

Vous trouverez ici un patrimoine unique. Chaque vallée présente des spécificités, mais toutes ont en commun une identité culturelle et patrimoniale forte.

Eglises, chapelles, châteaux, tours, granges et fermes traditionnelles, moulins, papeteries… Tant d’éléments architecturaux qui retracent la vie et l’activité du Couserans au fil des siècles !
Mais le patrimoine en Couserans ne se limite pas à l’architecture. Découvrez également, dans les sites des Itinéraires Patrimoine, la vie des hommes et des femmes qui ont peuplé ‐ et qui peuplent aujourd’hui ‐ la région : leurs métiers, leurs traditions, leurs pratiques, leur mémoire, leur histoire…

 

Le cloître roman de Saint-Lizier. Photo JL Sagot

Cloître roman de Saint-Lizier

Capitale historique du Couserans et l’un des plus beaux villages de France, au lacis de ruelles médiévales, la cité a conservé un riche patrimoine, dû notamment à la générosité de quelques-uns des 71 évêques qui se sont succédés à la tête du diocèse du Couserans. Couronnée de murailles gallo-romaines, elle s’enorgueillit de posséder deux cathédrales : Notre-Dame de la Sède, siège officiel de l’évêque, au sommet de la colline, et l’église du faubourg, au superbe cloître roman, unique en Ariège. Le chœur de cette dernière abrite aussi de remarquables peintures romanes, parmi les plus anciennes des Pyrénées (fin du XIe siècle), attribuées au « maître de Pedret ». Le Palais des Evêques, édifié au XVIIe siècle, accueille aujourd’hui le Musée départemental de l’Ariège, qui présente des collections ethnographiques, archéologiques et d’art sacré. L’Hôtel-Dieu abrite une superbe pharmacie du XVIIIe siècle exceptionnellement conservée jusqu’à nos jours.

 

Le patrimoine sacré

Chapelle romane de Saint-Sernin de Soueix_michel burley

Eglise romane Saint-Sernin de Soueix

Le Couserans figure en bonne place dans l’itinéraire culturel des « Chemins pyrénéens de l’art roman ».

A Vic d’Oust, près de Seix, des témoignages de différentes époques (chevet, portail et impostes sculptées romans, plafond à faux caissons du XVIIe siècle, devant-d’autel en cuir gaufré, peint et doré du XVIIIe siècle) sont particulièrement remarquables ; d’ailleurs, le plafond peint de bouquets de fleurs et d’angelots inspira l’ornementation de nombreuses églises couserannaises au XVIIe siècle.

Deux églises du Couserans, dont l’ancienne cathédrale de Saint-Lizier, sont classées au patrimoine mondial par l’UNESCO, car ce sont des jalons sur le Chemin de Compostelle.

Les Pyrénées n’ont jamais été une frontière infranchissable, comme le rappellent des édifices de fondation monastique. Les cols de montagnes ont toujours été des lieux de passages et d’échanges très actifs. Ainsi, c’est tout naturellement que les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem fondent à Salau à la fin du XIIe siècle une commanderie, avec un hospice d’accueil des pèlerins.

Le patrimoine civil

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Cominac

Terre de convoitises à l’époque féodale, le Couserans est partagé entre plusieurs pouvoirs politiques qui contrôlent divers secteurs au gré des alliances, des successions ou des conflits. Bien des seigneurs ou des dynasties ont laissé leur marque dans le paysage, et la concentration de vestiges castraux est notable aussi bien dans le nord que dans le sud du territoire.

Le patrimoine civil du Couserans ne se limite pas aux châteaux : d’autres constructions plus modestes présentent tout autant d’intérêt sur le plan architectural : les granges en granite de Cominac sont célèbres pour leurs pignons surmontés de marches d’escalier, dites “pas d’oiseaux”, qui les protègent des intempéries et permettaient autrefois de grimper aisèment sur le toit pour changer le chaume des toitures. Le village de Galey bâti en pierres blanches et grises, les cabanes des Goutets en pierre sèche, les maisons du Castillonnais et leur double balcon tourné vers le soleil, méritent le détour. Tout comme les superbes fermes du Volvestre, inspirées des modèles commingeois, et dont le bâtiment d’habitation et la grange-étable à la charpente complexe, forment un angle droit pour tourner le dos au mauvais temps.

Enfin, d’autres vestiges témoignent de l’important héritage industriel du Couserans: moulins et papeteries le long des rivières, comme en témoigne le Musée Aristide Bergès, ou encore poulies, câbles et restes des exploitations minières ou forestières en montagne au-dessus de Sentein ou de Salau.